laubreton

Quelques réflexions:

 

Les historiens peuvent nous apprendre beaucoup sur l'histoire de la peinture, cependant, leur regard est extérieur. Vu de" l'intérieur", c'est autre chose. Il y a peu de peintres qui ont écrit sur leur métier, c'est vrai qu'ils ne sont pas écrivains! Je pense, pour autant, que cela pourrait être intéressant, surtout si l'on tient compte le fait que chacun d'eux apporterait quelque chose d'unique, ayant sa propre histoire, sa sensibilité, ou, comme on dit, son "vecu".
L'envie me prend de m'y essayer... à mes risques et périls!
Bien incapable de construire un texte ayant un début et une fin, je vais donc procéder par petits morceaux de réflexions, dans le désorde.


Quelqu'un a dit : "il y a des choses qui sont faites avec de la peinture, mais qui ne sont pas de la peinture". Et, comme l'a dit Monsieur Bourdieu, "il faut une longue fréquentation" car il n'y a ni critère, ni méthode. Pour moi, j'ai l'habitude de dire "la peinture, ce n'est pas quelquechose, c'est quelqu'un".
Il n'y a pas de système permettant d'accéder à la peinture, de la comprendre, de l'apprécier, de l'aimer. La peinture est une chose vivante, elle ne peut se mettre en équation, rien non plus quipermette de la reconnaître une fois pour toutes, définitivement
Mon histoire de peinture !
Donc, c'est une histoire de regard et d'évolution, et c'est l'hisstoire de l'humanité. On peut se demander : quand est-ce que la peinture a commencé, et accessoirement, quand elle finira ,
La première question est intéressante, la deuxième ne nous concerne pas.
Dès que l'homme a existé, aussitôt, il a peint, comme il a du chanter, danser et faire toutes ces choses qui, au prmier abord, ne sevent à rien.
Le regard ? Il a évolué en même temps que le cerveau : puisque c'est lui qui le fabrique : il faut se reporter à l'histoire de l'humanité, sans oublier, lorsqu'on parle de peinture de tenir compte de la période, de l'époque à laquelle ces peintures ont été réalisées. Cependant, il y a continuité.
Les premières peintures que l'on connaît, bien peu en fait, on sait comment c'est fait : il s'agit de pigments et de liants, comme encore aujourd'hui. Les pigments sont à peu près les mêmes, les liants suivent l'évolution des techniques... ce qui reste inconnu, c'est le «pourquoi?».
On a voulu y trouver une fonction magique ou religieuse, mais en voyant la chose comme ça, on reste au niveau des idées, et ça ne nous apprend rien quant à la raison d'être de la peinture elle-même.
Ce qu'on constate, c'zst que, quelques soient les pretextes, la peinture reste une question de regard, et toujours, quoi qu'il en soit une «fabrication» destinée au regard, donc en définitive au cerveau.
Le cerveau.
Il est enfermédans le crâne de quelqu'un, il possède différents «palpeurs» : les yeux, les oreilles, le toucher, le gôut etc... et aux dernières nouvelles, le système digestif y serait aussi associé!
Réflexion : culture : peinture...

Quand on parle de culture, on parle de toutes sortes de choses, il est bon de définir quelles sont les choses dont on parle. Ce pourraient être: l'ensemble des connaissances acquises, l'ensemble des structures sociales, religieuses, etc ? Les manifestations intellectuelles, artistiques qui caractérisent une société ? Culture de masse, ensemble de faits idéologiques communs à un grand nombre d'individus, diffusé en son sein au moyen de techniques industrielles ?... Relations culturelles, identité culturelle, communication?

Anthropologie, sociologie, activités artisstiques ? De tout celà, je ne suis pas qualifié pour parler.
L'art, ou les arts : fabrication de produits artistiques, parmi lesquels : musique, littérature, cinéma, peinture, sculpture, gravure, spectacle, et toutes autres techniques produisant des oeuvres "artistiques". Ce terrain est beaucoup trop vaste pour que je puisse en parler, il faudrait du temps que je n'ai pas  et des connaissances précises que je n'ai pas non plus.
Je ne connais qu'un seul sujet : la peinture ; ça fait plus de cinquante années que je travaille dans ce domaine, aussi, je pense avoir acquis des connaissances et avoir des choses à dire ; d'autres pourront avantageusement compléter par leurs expériences, leurs avis, leurs propres conceptions.

Pour décrire la peinture qui se fait aujourd'hui, je commencerais par cette remarque : nous assistons, après une accélération de son évolution, à ce qui ressemble à un blocage : on a l'air de tourner en rond, de stagner. Il ne semble pas que l'on soit à même de produire des oeuvres correspondant à l'esprit de notre temps, mais plutôt de revisiter les diverses tendances du passé, faire un assemblage, où l'on pourra se reconnaître, et se rassurer.
Il semble que la peinture perd aujourd'hui de l'intérêt au profit de nombreux autres moyens et tecniques.
Pourquoi pas ?

Mais, moi, ce qui m'intérese, c'est la peinture. Les conditions de travail de ceux qui, malgré les problèmes qui se posent : l'apprentissage de la peinture - pour ceux qui ne sont pas déchargés de tout problèmes matériels-.



 



"ETRE PEINTRE"...